« Pâquerette, pâquerette,

Il y a des gouttes d’eau sur ta collerette

Et tu plies un peu le dos.

Pâquerette, pâquerette,

Le beau soleil printanier

Viendra-t-il les essuyer?

de Philéas Lebesgue (1869/1958)

Au ras des pâquerettes.

Petite fleurette printanière, elle est si commune qu’on ne la remarque presque pas. Elle supporte même des tontes très courtes , d’où sans doute l’expression familière: « au ras des pâquerettes »…On la piétine et elle se régénère rapidement, grâce à sa rosette de feuilles plaquée au sol. Elle se ferme la nuit et par temps pluvieux, ce qui la protège des prédateurs comme limaces et escargots. Si elle a décidé de coloniser votre coin de verdure, soyez contents car elle se propagera de plus en plus, émaillant le jardin de petits soleils blancs.

Bellis perennis.

Bellis perennis est son nom latin. Belle, on n’en doute pas, bellis ferait référence à bellus, joli en latin. D’autres étymologies plus brumeuses feraient allusion à bellum, la guerre en latin pour évoquer le fait que ces fleurettes colonisent même les champs de bataille… Vrai ou pas? Vous en voulez encore? Bellis était une dryade, une nymphe de la forêt qui se changea en pâquerette pour échapper aux assiduités d’un dieu. Quelle version préférez vous? Aucune importance finalement, on dira qu’elle s’appelle pâquerette car elle fleurit aux alentours de Pâques.

Un virginal baiser.

Symbole d’innocence et d’amour, elle ne demande rien d’autre que d’être admirée. Laissons -la vivre sa vie au jardin, elle nous enchantera tout au long de la belle saison jusqu’en automne. Blanche au coeur jaune, il arrive quelquefois que les pétales se colorent de rose aux extrémités.

Une légende populaire raconte que lors de la naissance de Jésus, un petit berger voulut offrir à l’enfant un bouquet de pâquerettes. La Vierge Marie, émue, déposa un baiser sur les fleurettes et depuis ce jour, certaines pâquerettes se veinent de rose…

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