(En réalité : il manque juste d’air.)
Vous ouvrez votre composteur et découvrez une masse dense, tassée, difficile à remuer.
Pas de structure visible, peu d’espace, parfois une odeur un peu forte.
Et là, le verdict tombe : « J’ai raté mon compost. »
Rassurez-vous : un compost compact n’est pas un compost perdu.
Il est simplement en manque d’oxygène.
En période fraîche et humide, plusieurs facteurs s’additionnent :
Résultat : la matière s’écrase sous son propre poids.
L’air circule mal, la décomposition ralentit.
Un compost a besoin d’un équilibre entre :
Quand l’air disparaît, les bactéries qui travaillent avec oxygène ralentissent.
D’autres prennent le relais, plus lentes et parfois responsables d’odeurs.
Ce n’est pas un échec.
C’est un simple déséquilibre.
Carton brun déchiré, feuilles mortes, broyat, paille.
N’ayez pas la main légère : en fin d’hiver, on peut en ajouter généreusement.
Pas besoin de tout vider.
Soulevez à la fourche, créez quelques espaces, mélangez les zones compactes.
Ne cherchez pas à “faire de la place”.
Un compost n’est pas une poubelle à compacter.
Un couvercle ou une protection temporaire évite que le problème ne recommence.
Un compost bien structuré doit ressembler à :
S’il est dense comme de la pâte à modeler, il réclame simplement plus de carbone.
Le compost n’est pas fragile.
Il demande juste qu’on respecte son besoin fondamental : respirer.
ADEME – Composter au jardin : principes et bonnes pratiques