(En réalité : la terre ne règle pas le problème… elle le masque.)
Quand un compost devient compact, humide ou un peu odorant, un conseil revient souvent :
« Mets de la terre, ça va corriger. »
C’est rassurant. C’est simple.
Mais ce n’est pas la bonne solution.
Pourquoi on pense que la terre aide ?
Parce que la terre :
- absorbe un peu l’humidité,
- apporte des micro-organismes,
- donne une impression de “propreté”.
On a l’impression de stabiliser le compost.
Pourquoi ce n’est pas nécessaire (et parfois contre-productif)
Un compost n’a pas besoin de terre pour fonctionner.
Les micro-organismes sont déjà présents dans :
- les épluchures,
- les feuilles mortes,
- le marc de café,
- l’air ambiant.
Ajouter de la terre :
- alourdit le tas,
- réduit l’aération,
- ralentit parfois la décomposition.
Et surtout, cela ne corrige pas la vraie cause :
le déséquilibre entre humide, sec et air.
Dans quels cas un peu de terre peut être utile ?
Exceptionnellement :
- pour “ensemencer” un compost tout neuf,
- pour couvrir un apport en surface afin d’éviter les moucherons.
Mais on parle d’une fine couche, pas d’une pelletée complète.
Ce qu’il faut faire à la place
Si votre compost pose problème :
- ajoutez de la matière sèche (carton, feuilles, broyat),
- aérez légèrement,
- protégez-le de la pluie.
Ces gestes agissent sur la cause, pas sur le symptôme.
En résumé
- Le compost n’a pas besoin de terre pour fonctionner.
- Ajouter de la terre ne remplace pas l’équilibre carbone / azote / air.
- En cas de problème, privilégiez matière sèche et aération.
- La terre viendra naturellement… à la fin du processus.
Un compost réussi fabrique de la terre.
Il n’a pas besoin qu’on lui en ajoute.
L'auteur
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