« Dès que, fille du matin, parut l’aurore aux doigts de rose… »  L’Odyssée Homère

 

Chronobiologie, cycles circadiens, horloge interne, que sais-je encore…Je constate que depuis quelques temps, je suis réveillée de plus en plus tôt, la clarté du petit matin filtre au travers du rideau, le « dehors » m’appelle!

5h30 ce matin, ma tasse fumante à la main, je m’aventure au jardin. Le petit peuple à plumes est déjà alerte, ça siffle, chante, vocalise à qui mieux mieux. Un rouge-queue se pose non loin de moi, intrigué, il penche la tête et rassuré, s’envole vers d’autres horizons. Une voiture passe au loin, certains partent au travail. Un chien aboie là-bas, ici, le jardin respire le frais de la nuit. Je traverse le potager, les limaces sont allées se coucher, ne laissant que les vestiges de leurs forfaits nocturnes, les fourbes!

Voilà, Gudule le chat qui s’étire paresseusement dans le foin. C’est déjà le matin? Oui, une nouvelle journée toute neuve commence, l’horizon se colore de jaune, de mauve et de rose, le café est bu, il est 6 heures. On pressent que la chaleur va assommer les plantes, les petits animaux et que dire des humains! Alors profitons de cette oasis de fraîcheur matinale…

Quelle belle heure que cette heure rose du matin…

Quittons-nous avec une touche de poésie

L’aurore s’allume

L’ombre s’épaissit

Le rêve et la brume

Vont où va la nuit.

Victor Hugo (1836) Les chants du crépuscule

 

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