C’était un petit jardin

qui sentait bon le Métropolitain

qui sentait bon le Bassin Parisien…

chantait Dutronc en 1972

Pas de métro rue des jardins à Neuve-Eglise! Venez, je vous raconte…

Des coins et des recoins.

Le jardin de Thérèse et Augustin se parcourt et se découvre : on monte un escalier de briques, on se faufile sous les branches du pêcher, on se penche au-dessus de la rambarde du bassin, on monte on descend, on compte les salades dans leur bassine, on pêche des idées pour son propre jardin…il faut refaire un petit tour, on n’a pas tout vu…

La chariotte à basilic.

Petits personnages du jardin.

Un farfadet rêveur vous chuchotera des secrets, suspendu au-dessus du bassin.

Si vous avez de la chance, vous apercevrez fugitivement Georgette, notre grenouille un brin timide, mais fidèle au poste depuis l’année dernière. Elle a rencontré Georges (on a un témoin) mais il semblerait que cette amourette ait été sans lendemain: pas d’oeufs dans le bassin! Nous comptons sur Georgette pour gober les moustiques qui empoisonnent les veillées estivales.

Aperçu récemment: une lutte entre deux orvets, guerre de territoire, orgueil de mâle, merci les orvets qui régulent la population des limaces baveuses. La question des rampantes gloutonnes revenait souvent lors de la visite du jardin.

Farfadet rêveur.

La machine à souvenirs.

Si vous êtes un fidèle lecteur de la feuille de chou, vous la connaissez déjà: la vieille cuisinière en fonte qui trône à l’entrée du jardin sous le cerisier.

De nombreux visiteurs, allemands et français confondus, l’ont reconnue, la cuisinière de leur enfance! Et elle a déclenché une kyrielle de souvenirs nostalgiques…

On y  posait des petites pommes rouges que les enfants dégustaient toute chaudes au retour de l’école (Marie-Rose)

La brique qui tiédissait dans le four se glissait sous les draps à l’heure du coucher. (anonyme)

On avait de l’eau chaude grâce au bateau(!) das Schiff , il suffisait de soulever le couvercle. (visiteur allemand)

Et je garde pour la bonne bouche le souvenir de Joseph: son grand-père posait sur la plaque de gros escargots tout juste ramassés au jardin. (âmes sensibles s’abstenir!) La pov’bête se racornissait, le papi coupait alors le pied du colimaçon à l’aide de son canif au ras de la coquille et partageait son « goûter » avec Joseph. Du chewing-gum! en a conclu Joseph, encore ému en me racontant ce souvenir de ses jeunes années.

C'est en se plantant qu'on devient cultivé...Questions des visiteurs.

Vous avez planté beaucoup de légumes. Vous êtes nombreux?

Faut-il percer les bassines avant de planter des salades?

Comment sauver un pommier attaqué par des champignons.

On peut cueillir une cerise en passant?

C’est quoi les boites en fer autour des légumes?

Vous avez beaucoup de limaces? Vous faites comment?

J’ai vu des oyas, ça fonctionne comment? Il en faut beaucoup?

C’est drôle les ficelles pour soutenir les tomates! C’est efficace?

 

Anti-limaces.

Le célèbre stand.

Comme d’habitude, des bénévoles (bien courageux, fidèles malgré la grosse chaleur…) sont là, à l’entrée du jardin pour répondre aux diverses questions, expliquer la philosophie que prône l’ACJCA, présenter la formation qui permettra de se perfectionner ou simplement de commencer un jardin. Les oyas, le paillage, l’arrosage, la récolte des graines, la lutte contre les gastéropodes, les questions ne manquent pas…On apprend chaque jour en fréquentant d’autres mordus de la terre!

Le stand d'accueil et d'informations.

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