Une gueule de monstre aux dents de travers? L’entrée d’une grotte? Le cauchemar d’un dentiste?Chacun y verra ce qu’il voudra. Cette manie s’appelle la paréidolie! Ce n’est pas une maladie , rassurez-vous et si ça devait en être une, elle est plutôt sympathique.
Toute petite, lorsque j’étais malade, j’avais le droit de rester couchée dans le grand lit de mes parents. Il y avait là, au plafond, une suspension ronde en pâte de verre colorée en orange, jaune et vert. Rien de bien original! Sauf que moi, j’y voyais une platée de purée entourée de carottes et d’épinards…Je la vois encore comme si j’y étais! On me disait que j’avais une imagination galopante. Et elle galope encore, je suis souvent « plusieurs » dans ma tête!
A défaut de plat de purée, voilà un gros éléphant qui agite sa trompe au-dessus du Champ du Feu!
La paréidolie est un phénomène psychologique où le cerveau interprète une vision en y superposant une forme familière comme un visage dans un nuage.
Je vous présente par exemple une capsule sèche de pavot sur lequel la nature facétieuse a placé au bon endroit des taches qui suggèrent une frimousse. En vous promenant dans votre jardin, vous allez en trouver vous aussi.
Coucou! Qui suis-je?
Tous les enfants y ont joué. Mais pourquoi seulement les enfants? Moi, j’aime bien chercher des formes amusantes dans les nuages, c’est d’autant plus amusant que c’est fugitif. Les nuages filent et les formes s’effilochent dans le ciel…Voilà, c’est la paréidolie. On peut y jouer sans modération si on a gardé une âme d’enfant.
Le jardin recèle des trésors. Des récoltes peu satisfaisantes? Pas grave! Le nez au ras du sol ou le nez en l’air, on fait de belles découvertes. Essayez…
Je vois un dragon maigrichon avec des petites ailes. Et vous?