Poème

Comme un diable au fond de sa boite,

Le bourgeon s’est tenu caché.

Mais dans sa prison trop étroite,

Il baille et voudrait respirer.

Il entend des chants, des bruits d’aile,

Il a soif de grand jour et d’air.

Il voudrait savoir les nouvelles

Il fait craquer son corset vert.

Puis d’un geste brusque, il déchire

Son habit étroit et trop court,

Enfin, se dit-il, je respire

Je vis, je suis libre. Bonjour !

Paul Géraldy

 

Fabienne

 

L'auteur

Fabienne BREITEL-WALLER

"La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles..." Charles Baudelaire.

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