Bonjour ,

Voilà un texte que j’ai écrit il y a deux ans.

Je l’ai retrouvé aujourd’hui, il reste bien entendu d’actualité et je me fais un plaisir de le partager avec vous. Vous vous en souvenez ? Alors, n’oubliez pas de le célébrer le 21 octobre…

Je le dédie à tous les pionniers de l’agriculture biologique, à celles et ceux qui hier, aujourd’hui et demain ont eu, ont et auront à cœur de rendre leurs sols vivants et sains.

 

Jean-Pierre Piela

 

C’est aujourd’hui la 11e journée mondiale du ver de terre. Yeah ! Cela ne vous a pas échappé, car les choses essentielles ne nous échappent pas !

L’année 2026 aura été difficile pour lui, qui craint tant la chaleur et la sécheresse. Tout au long de l’été, il a dû patienter loin sous terre, enroulé sur lui-même, en espérant survivre jusqu’au retour des beaux jours pluvieux

Notre lombric préféré est donc coincé entre les journées mondiales de l’AVC et de l’Energie. Quel exploit ! Ce n’est pas à la limace qu’on réserverait un tel honneur… Faut dire que le ver de terre est tout simplement exceptionnel : cet être inférieur, cet intestin ambulant réalise l’alchimie absolue : il crée l’humus et donc la fécondité de la terre !

Il ingère la nuit des matières organiques mortes à la surface du sol, creuse des galeries, puise en profondeur de l’argile et sécrète du calcium en abondance pour créer le fameux complexe argilo-humique.

Ben oui, le complexe argilo-humique !

Vous ne suivez pas ?

Alors retenez simplement que les centaines de types de vers de terre qui existent sont tout simplement essentiels à la vie.

Alors honorez les en ce jour, et même osez en tenir un dans la main pour le caresser un peu.

Il s’en fichera, mais vous, vous toucherez l’espace d’un instant un des êtres les plus précieux de ce monde : le si modeste, si discret, si sensible et si vulnérable lombric.

Il est moche – a-t ’il seulement une tête ? -, condamné à l’ombre humide, condamné au silence et au labeur.

Il craint la taupe, le merle ou la poule et plus encore ce ver gluant et invasif, présent depuis peu en France, l’Obama Nungara. Ben oui, l’Obama, pas le Trump ! C’est un comble !

Mais il y a pire, bien pire, bien bien pire encore : les pesticides ! Ils provoquent des hécatombes, des mortalités massives de vers de terre, rendant les terres stériles et sensibles à l’érosion.

Alors, aujourd’hui 21 octobre, gloire au ver de terre et vive l’agriculture biologique.

Levons le verre au ver, de vin, de kirsch, de bière ou tout simplement d’eau, mais levons !

L'auteur

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