La date solsticiale de l’année 2026 est fixée au dimanche 21 juin à 10h24. C’est le début de l’été astronomique, sous nos latitudes septentrionales, moment précis où la position apparente du soleil atteint sa plus grande inclinaison par rapport à l’équateur céleste. Cela entraîne la durée du jour la plus longue de l’année.

Dans nos régions tempérées, les solstices comme les équinoxes définissent les saisons du calendrier.

Fête de la musique et Fête de la Saint Jean

Depuis 1983 le 21 juin correspond à la fête de la musique lancée en 1982 par le ministère de la Culture et aujourd’hui célébrée sur les cinq continents. Cet événement est désormais ancré dans la paysage culturel.
Dans nos jeunes années, passer à l’été signifiait aussi approcher des « grandes vacances » qui portaient bien leur nom puisqu’elles duraient presque 10 semaines.

A l’ère chrétienne, les fêtes liées au solstice d’été sont apparentées à la fête de la Saint Jean dont les feux auraient été copiés sur les rites datant d’avant la christianisation et qui consistaient en bénédictions de moissons, troupeaux et habitations. Aucun représentant de l’église n’y prenait part hormis parfois, localement, pour bénir l’arbre de la Saint Jean à la demande des habitants de la paroisse.

Traditions païennes et ésotériques

Avant la chrétienté le solstice était une fête pastorale et agricole , mais aussi une fête de l’union conjugale. Le feu terrestre devait soutenir celui céleste du soleil à son apogée; plus tard, avec le développement de l’agriculture et de l’élevage on en louait les fonctions prophylactiques et fécondantes.

Dans les traditions païennes et ésotériques, les fêtes qui rythment le calendrier s’appellent des « sabbats » ; elles honorent les cycles de la nature, le passage des saisons et les relations entre les Humains, la Terre et le Divin. Le Sabbat du 21 juin porte le nom de Sabbat de Litha.

On y célébrait l’abondance et la puissance du soleil ; les symboles en étaient le soleil, le feu et les plantes médicinales.

Solstice et végétaux

Les maraîchers en permaculture reprennent des rituels anciens qui n’ont rien de mystique mais s’appuient sur la logique végétale que la science moderne commence à confirmer.

Ainsi le pic de soleil du solstice est un signal biologique majeur qui engendre une concentration en principes actifs maximale. La sève circule à plein régime, et les huiles essentielles sont au sommet de leur puissance dans les feuilles et les fleurs.

Nos ancêtres avaient observé, saisons après saisons que les plantes récoltées ce jour là sentaient plus fort et soignaient plus efficacement.

Un geste majeur concerne les plantes qu’on ne trouve plus dans nos armoires à pharmacie mais qui reviennent en force chez ceux qui cultivent autrement.

Ainsi le matin du 21 juin, avant que le soleil ne soit trop haut, les anciens partaient récolter ce qu’ils appelaient les « herbes de la Saint-Jean ». Pas n’importe lesquelles. Pas n’importe comment: après la rosée du matin, mais avant le zénith. La tradition désignait précisément sept plantes : le millepertuis, l’armoise, la sauge, le thym, la verveine, la menthe et la camomille.

L'auteur

Anne Marie

La Nature est une grande école de Vie ouverte quatre saisons par année

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