La rose épanouie et toute grande ouverte,
Sortant du frais bouton, comme d’une urne ouverte,
Charge la petitesse exquise de sa main,
Quand l’enfant allongeant des lèvres carmin,
Fronce, en la respirant, sa riante narine,
La magnifique fleur, royale et purpurine,
Cache plus qu’à demi ce visage charmant,
Et bien que l’oeil hésite, et qu’on ne sait comment,
Distinguer de la fleur ce bel enfant qui joue
Et si l’on voit la rose, ou si l’on voit la joue.
Victor HUGO