(En réalité : il faut surtout ajuster, pas arrêter.)

Quand la pluie s’installe pendant plusieurs jours et que le compost devient humide, on peut être tenté de faire une pause :
« Je n’ajoute plus rien, j’attends que ça sèche. »

Rassurez-vous : il n’est pas nécessaire d’arrêter de composter.
Il faut simplement adapter vos apports.

Pourquoi on pense qu’il faut arrêter ?

Parce qu’un compost détrempé peut :

  • devenir compact,
  • sentir un peu fort,
  • sembler “saturé”.

On en déduit alors que tout ajout va empirer la situation.

En réalité, ce n’est pas la quantité globale qui pose problème, mais l’équilibre entre humide et sec.

Ce que vous pouvez continuer à faire

1. Continuez à déposer vos biodéchets

Épluchures, marc de café, restes végétaux…
Le compost ne se met pas en pause parce qu’il pleut.

2. Compensez immédiatement avec du sec

À chaque apport humide, ajoutez :

  • du carton brun déchiré,
  • des feuilles mortes,
  • du broyat,
  • de la paille.

En période très humide, vous pouvez aller jusqu’à deux parts de sec pour une part d’humide.

3. Protégez le compost des pluies directes

Un couvercle bien ajusté ou une simple planche posée dessus limite les excès d’eau.

Ce qu’il vaut mieux éviter

  • Ajouter uniquement des déchets de cuisine pendant plusieurs jours sans matière sèche.
  • Tasser le compost en pensant “faire de la place”.
  • Attendre qu’il sèche tout seul sans agir.

Un compost privé d’air mettra plus de temps à se rééquilibrer.

Le bon réflexe de fin d’hiver

Février est souvent un mois très humide.
Le compost fonctionne au ralenti, mais il fonctionne.

L’objectif n’est pas la perfection, mais la progression régulière vers le printemps.

En résumé

  • Il n’est pas nécessaire d’arrêter d’alimenter le compost quand il pleut.
  • Il faut surtout augmenter la proportion de matières sèches.
  • L’équilibre se corrige facilement.
  • Le redoux printanier relancera naturellement l’activité.

Composter, même en période pluvieuse, reste un geste simple — à condition de garder un peu de carton sous la main.

En savoir plus

ADEME – Composter au jardin : principes et bonnes pratiques

L'auteur

Claire Marie

Il y a en France 17 millions de jardins : c'est 1 million d'hectares où la biodiversité peut être préservée et retrouver une place. Alors venez nous voir et découvrez comment vous aussi faire de votre espace un lieu vivant et riche !

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