
Advent, Advent, ein Lichtlein brennt,
Erst eins, dann zwei, dann drei, dann vier,
Dann steht das Christkind vor der Tür
Friajer esch Wihnàchta viel einfàcher gfiert worra : do hett’s ken « Père Noël » ganna àwer s’Kristkendel met‘m Ruppels oder met’m Hànstràpp un sie Ruad sen uff d’Tàppeet komma : dia zwei hann sich àrig interressieart ob die Kender bràv sen gseh s’Johr durig. Manchi errennera sich dàss sie under der Desch gschluppf sen, ver na usszowesche.
Bredla han emmer zu Wihnàchta gakeert, obwohl mer diri Sache gabrucht het ver si zàmma zostella : Budder, Eier, Zucker, Mahl, Mandla, Nessla, Nussa un Gwertz : do sen Butterbrela, Spritzbredla, Schwowabredla un Labkiachla gabàcha worra ; àlli reda von da Anetzbredla un we dàs a Gschecht gse esch wann si ken Stellala ghet han.
Koïlhopf un Christstolla han oj derzua gakehrt un die Meertriewel han em Schnaps mua igawejscht see !Bi Awerscha esch Mandelkuacha uff’m Desch gse.!
Schnàps het mer oj gaprucht ver Berawecka. S’Obst (Qwatscha, Äpfel, Beera, Kerscha un Triewel) han mua gaderrt wara en der Zitt ! Berawecka hett sich a Johr làng uffghebt…àwer àlli han’s Gadachtniss dàss der Berawecka net uffghebt esch worra ! Mer hett na schnall verdàchst !
Der Tànnabaum esch àm Christowa gaziert worra, (net a Monet friajer) met rodi Äpfel un achdi Bugie ! Mer hett mua ufpàssa waja n’m Fir !
Zum Assa het’s ke Gànzalawerpàschtet ganna, ke Austra, àwer Suppapàschtedla oder a gabrodanie Gànz, ewendwell met « Pommes frites » !
Sallamols esch die Wihnàchda wiss gseh, un s’esch so natt gseh, wann mer oj viel en die Kerich gànga esch un nod’r Mitternàcht mass het mer s’Veh gfiadert un die Obstbeim g’schedelt fer der Sàft zo wecka. M’r het oj an da Emmastander gakloppft.
All’s Gschank het mer a Orange bakomma ! A Pàr gschtreckdi Seckala oder a Pull over
Temps fort important pour les uns, redouté pour les autres, la période de l’Avent est toujours un moment qui prête à discussion dans les familles.
Oubliée la période de jeûne pendant laquelle à l’instar du Carême d’avant Pâques, on mangeait maigre 3 jours par semaine, on se centre sur les préparatifs avant le grand soir.
Ils se déclinent autour de la couronne de l’Avent avec ses quatre bougies allumées l’une après l’autre les dimanches et qui rappelle la couronne lumineuse du Christkindel, elle même inspirée par celle de Sainte Lucie. Le calendrier de l’Avent est lui aussi en bonne place, apparu à la fin du XIXème siècle et limité en son temps à une image découverte jour après jour. Aujourd’hui les calendriers sont garnis de chocolats voire de produits de beauté, de sachets de thé ou encore de friandises pour animaux de compagnie. Enfin, le roi des forêt, le sapin cité pour la première fois en 1521 à Sélestat, représentant le bien et le mal et qui s’est si bien exporté partout en France et au-delà après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne en 1870 et l’exode des optant. Il symbolise la pérennité : régénération, fertilité, renouveau, tout ce à quoi on aspire lorsque l’astre du jour se fait rare autour du solstice !
D’autres préparatifs gustatifs ceux-là sont un incontournable dans notre région au travers des Bredla parfumés à toutes sortes d’épices rapportées des croisades et qui, débarquées à Venise ont atteint l’Alsace via Bâle et le fossé rhénan. Diminutif de l’allemand « Brot », les Bredla sont gage de partage et de convivialité et ont remplacé les austères hosties non consacrées qui garnissaient les sapins au temps de la Réforme.
Les épices, incorporées dans la cuisine et la pâtisserie alsaciennes sont bien entendu incontournables dans le pain d’épice après avoir été reconnues pour leur vertus thérapeutiques.
Anis, clous de girofle, gingembre, cardamome, muscade, piment de la Jamaïque, vanille, cannelle… ces épices typiques de la période de Noël agrémentent nos Bredla, Christstolla et vins chauds.
Quant à l’épice alsacienne, ou épice à pain d’épice: il s’agit d’un assemblage contenant de la cannelle, de l’anis en poudre, de la cardamome, du fenouil en poudre, du gingembre, de la coriandre, de la muscade et du girofle en poudre sans oublier le poivre noir. Chacun affine sa création originale en fonction de ses goûts et de la puissance des épices !
Pour ce qui est du « quatre épices », il contient du poivre noir, de la muscade, des clous de girofle et de la cannelle et ressemble au piment de Jamaïque. Utilisé depuis fort longtemps, il entre dans la réalisation de plats salés ou sucrés.