Une contre offensive en plusieurs étapes

Il faut bien se faire à l’idée qu’il n’y a pas de solution miracle. Cette année, les attaques sont particulièrement rudes et l’appétit de nos gastéropodes semble sans limites.

Cendres, copeaux, rhubarbe, gayet, fougères et autres recettes naturelles montrent leurs limites au point que certains d’entre nous avouent, avec mauvaise conscience, avoir recours au petites pilules bleues…

 

1 - Soigner le sol

En partant du principe que dans un milieu riche et équilibré nos plantes seront en bonne santé et plus aptes à se défendre contre les agressions nous pouvons apporter quelques éléments de nature à bonifier le  sol.

J’ai choisi un arrosage avec une macération de consoude et une dilution d’urine à 10 %. Si cela n’agit pas directement sur les limaces,  les plantes vont probablement aimer.

Au fait, si vous manquez de consoude, il m’en reste.

L’infustte de consoude prête pour la macértion

2 - Utiliser le pouvoir répulsif de l'ortie

La limace comme beaucoup de prédateurs se sert de ses capacités olfactives pour localiser sa pitance.

Donc, toujours dans les solutions pas miraculeuses mais complémentaires, avant de planter j’ai opté pour un arrosage au purin d’ortie. A défaut d’en venir à bout, si cela peut contribuer à les leurrer ce sera toujours ça de pris.

Et puis, en prime ce sera un bon activateur du sol. De ce coté là aussi, si vous manquez d’orties, il m’en reste.

Menu du jour

3 -Localiser l'ennemi

Bien connaitre son jardin est un atout. Il permet de savoir où nos camarades  aiment se réfugier pendant la journée. C’est le credo d’Alfred.

Pour optimiser cette stratégie, il est conseillé de leur aménager des abris, planches, tuiles, zones fraiches et humides où vous irez les cueillir avant qu’elles n’attaquent vos plantes.

Et puis, bien sur la bonne vieille lampe frontale à la tombée du jour pour les prendre sur le fait. A chacun de décider du sort que vous leur réserverez.

4 - Protéger avec des grillages

Galvanisé et cuivre ont la réputation de ne pas être appréciés des gastéropodes. Pour ce qui est du grillage il faut lui trouver un support. D’après Pierrette certaine variétés arrivent à se faufiler entre les mailles.

Sinon nous n’avons pas pu établir de preuves du franchissement ni d’une efficacité particulière de l’un  des deux métaux.

Coté cout, la balance penche en faveur du galvanisé.

Le grillage est en cuivre, le support en galvanisé

5 - Les douves du chateau

Trouvé chez Norma, j’ai trouvé intéressant de détourner cet ustensile de son usage originel.  A la base c’est un irrigateur mais, si on colmate les buses, l’eau reste dans le récipient et constitue une barrière supplémentaire additionnée au rebord qu’il faudra franchir.

Il m’est venu à l’esprit de remplacer l’eau par de la bière. Nous rentrons dans des stratégies complexes…

La plante ne semble pas en forme : le loup dans la bergerie ?

6 - Le tuyau de poële

Le postulat de cette protection est cher à notre philosophie : faire avec les moyens du bord.

Ici, c’est un vieux tuyau de poêle mais nous avons aussi essayé en coupant un fût de bière. On y revient ! Une recherche à été lancée pour récupérer des boites de conserve 5 ou 10 litres.

Les bords repliés sont censés empêcher le franchissement.

 

L'aspect n'est pas engageant.

7 - Capsules...

La bière reviens régulièrement sur le devant de la scène quand on parle de limaces. C’est plus souvent en les invitant à venir s’y noyer. Ici, l’idée est de coller des capsules sur un support circulaire, la partie acérée tournée vers le haut, pour faire barrière.

Si les capsules de bière sont probablement les plus répandues, les autres ont les mêmes vertus. Nous n’avons pas testé cette méthode. Vous pourrez essayer, ça ne coute pas cher et vous nous direz si cela fonctionne.

Comme pour la consoude et l’ortie, pas pour les mêmes raisons, nous pouvons vous dépanner si besoin !

Pas de préférence de marque.

8 - Le cuivre en bande;

Le produit existe en bandes autocollantes de largeurs variables : entre deux et cinq centimètres. Il faudra trouver un support sur quoi le coller. Compter environ cinquante cents par plant.

Même si l’on peut amortir en réutilisant cette méthode comme certaines autre demande réflexion sur l’aspect économique du procédé.

Rouleau de 5 cm de large et 20 mètres delong

9 - Les bassines en zinc

Nous utilisons cette méthode avec satisfaction depuis plusieurs années. Elle ne concerne qu’une petite partie de notre production potagère et surtout la période spécifique où les limaces  sont virulentes.

Les puristes argueront du fait qu’il puisse y avoir propagation des oxydes de zinc ou encore qu’il s’agit d’une culture hors sol. Pour parer à la première objection il est toujours possible de parer l’intérieur de la bassine et laisser l’oxyde à l’extérieur aux gastéropodes. Pour la seconde, apporter régulièrement une base complète et équilibrée est à prendre en compte.

En hauteur et mobile. Imparable.

10 - Pas de solution miracle

Une chose est certaine, le sujet est de nature à alimenter de longs débats.

L’objectif ne doit pas être d’éradiquer la bestiole mais d’en rendre l’impact tolérable. Elle a son utilité dans la biodiversité. Nous sommes arrivés, dans  le jardin proche de la maison, à un équilibre acceptable. Dans le potager situé hors habitations les premières plantations ont été ravagées à 80 %. Avec la mise en œuvre des mesures évoquées ci-dessus la seconde tentative nous a permis, pour l’instant, de limiter les dégâts à 30 %.

S’il semble possible de protéger nos plantes des agressions extérieures, il semble bien plus compliqué de faire face aux prédateurs installés dans notre sol. Ils n’attendent que le moment opportun, dès que nous avons le dos tourné, pour attaquer…

Et vous, vous en êtes où ? Faites-nous part de vos galères, de vos réussites…

Augustin

 

Faire feu de tout bois.

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