Je suis allée à la réunion d’information sur les frelons « asiatiques » également appelés « frelons à pattes jaunes » (Vespa velutina nigrithorax) à Lalaye le 16 octobre.
Je croyais tout savoir sur le sujet, j’en ai pourtant appris encore un peu :
Tout d’abord une précision importante: la raison de la colère contre ce frelon, qui fait pourtant aussi partie de la biodiversité, c’est qu’il présente une grande efficacité dans sa prédation, en particulier du fait de sa capacité au vol stationnaire. Le frelon « européen » (Vespa Crabo) est quant à lui décrit comme un gros pataud pas très doué, qui rend plus de services qu’il ne cause de dégâts.
De plus, la grande capacité à proliférer de Vespa velutina augmente le niveau de sa prédation sur de nombreux insectes utiles.
Son agressivité est également bien documentée: il semble qu’il ne lâche pas avant de l’avoir mis à terre, le malheureux qui l’aura « provoqué » sans le vouloir en s’approchant innocemment d’un buisson où il a son nid. Et les nids peuvent tout à fait être situés à hauteur d’homme.
En matière d’identification, plus encore que les pattes jaunes (qui peuvent être confondues avec les pattes rousses de l’européen), ce sont les dessins sur l’abdomen qui caractérisent les frelons: une tâche (noire, sur orange) pour Vespa velutina, contre 3 (noires sur jaune vif) pour Vespa crabo.
En cette saison, en raison de la chute des feuilles, on nous recommande de lever le nez pour repérer les nids secondaires (en hauteur, mais pas toujours autant qu’on pourrait le penser), les signaler sur LeFrelon.com, ou au référent frelons de son village, les faire détruire si possible car ils ne sont pas forcément abandonnés en hiver.
Les membres du FUN (Frelon Unité Nature) procèdent à un piégeage d’automne qui doit durer jusqu’aux premières gelées et permettre de supprimer quelques-unes des femelles fécondées qui tenteront de fonder une nouvelle colonie au printemps prochain.