Ma grand-mère maternelle était française (« grand-maman »), un port aristocratique, très cultivée, une originale à la fois très stricte et sujette aux fous rires.
Ma grand-mère paternelle était allemande d’origine polonaise (« Oma »), ouvrière dans le textile, une grand-mère gâteau au visage grave.
Leur seul point commun qui me vient à l’esprit… c’est qu’elles cuisinaient la betterave rouge !
Moi aussi.
Cuite, en salade, vinaigrette et ciboulette (ou gingembre râpé, ou pommes et noix, ou citron confit, ou mâche, ou endives) quand je suis pressée, Ottolenghi quand j’ai envie de changer (tapez « betterave Ottolenghi » il y a plusieurs recettes).
Ou en bortsch (soupe de betterave), origine polonaise oblige.
J’aime son goût sucré et un peu terreux, sa couleur incroyable (on peut utilise les fanes pour colorer un pain ou un soufflé au fromage), les mains teintes après l’avoir préparée, la cuisinière à nettoyer (enfin ça je n’aime pas trop).
Quand mes petites filles étaient bébés, je préparais à l’automne des dizaines de petits pots dont je remplissais le congélateur.
Le jardin avec ses fruits, ses fleurs et ses légumes comme autant de madeleines de Proust…
Henriette