Oups ! La Saint Valentin c’était la semaine dernière et je ne vous ai pas raconté d’histoire d’amour ! Je vais me rattraper. Encore que les taupes ne soient pas un exemple d’amour romantique : hop vite fait et on n’en parle plus.
On y apprend qu’à la saison des amours le mâle se précipite en direction de galeries voisines, oubliant toute prudence, creuse et creuse pour trouver sa dulcinée, vite vite : les chaleurs ne durent que 20 à 30 heures, grand maximum. Si le fiancé arrive tropt tard – ou trop tôt – il sera reçu à coup de crocs et de griffes. Une fois son affaire faite il retournera tranquillement chez lui, sans se préoccuper de la moindre pension alimentaire.
Maman solo a du boulot : de 3,5 g à la naissances, les bébés passent à 60 g moins de trois semaines plus tard (imaginez un bébé humain qui, pesant 3,5 kg à la naissance en ferait déjà 60 au bout de 21 jours !). Alors au bout de deux mois, deux mois et demi, elle craque et met tout le monde dehors. Les ados vont devoir s’enfuir au loin par les champs en priant pour trouver très vite un labyrinthe vide… Sur dix jeunes taupes partant ainsi à l’aventure, il n’en reste guère que trois ou quatre encore en vie l’année suivante.
Struggle for life… pas très drôle la vie des taupes… boulot dodo et solitude… pour la Saint Valentin on repassera…