Suivi avec assiduité par une promotion jeune, attentive et exigeante,  le cycle 2024/2025 en était, fin janvier, à sa sixième étape.

Ci-dessous le compte rendu de cette matinée sous la plume de Mickaël.4

Compte Rendu de la Journée de Formation du 25 janvier 2025 – Animée par Augustin Pierrette et Alfred

Le cours entier est sur le site  : https://acjca-jardins-vivants.fr/ressources/

1ère partie l’eau

L’eau est essentielle pour les écosystèmes et l’agriculture, mais elle est limitée, notamment l’eau douce qui représente seulement 3 % de l’eau disponible sur Terre. De plus, elle est affectée par la pollution et une gestion inégale à travers le monde. L’objectif est de mieux comprendre cette ressource pour la préserver, notamment dans les jardins, en adoptant des pratiques responsables.

Le changement climatique modifie la disponibilité de l’eau, rendant certaines zones plus vulnérables aux sécheresses, tandis que d’autres connaissent des pluies soudaines. Ces phénomènes affectent les cycles de culture et augmentent la demande d’eau dans les jardins. Il devient crucial d’adapter les pratiques de gestion de l’eau face à ces nouveaux défis.

  1. Les Caractéristiques des Sols et Leur Gestion de l’Eau

Les sols influencent la gestion de l’eau en fonction de leur texture (argileux, limoneux, sableux) :

  • Sol argileux : Retient bien l’eau mais peut se saturer rapidement. Il nécessite des arrosages abondants et peu fréquents.
  • Sol limoneux : Moins structuré, il nécessite un arrosage délicat pour éviter le tassement et la formation de croûtes.
  • Sol sableux : Absorbe mal l’eau et nécessite un arrosage plus fréquent mais en petites quantités.

L’enrichissement du sol avec du compost, du paillage et des engrais verts améliore sa capacité de rétention d’humidité.

  1. La Gestion, la collecte et le stockage de l’Eau.

Plusieurs techniques permettent de réduire la consommation d’eau dans le jardin :

  • Paillage : Il conserve l’humidité du sol et limite l’évaporation.
  • Arrosage ciblé : Arrosez directement au pied des plantes pour limiter le gaspillage.
  • Systèmes d’irrigation efficaces : Les tuyaux microporeux ou le goutte-à-goutte assurent une distribution plus précise de l’eau.

Plusieurs sources d’approvisionnement en eau existent :

  • Le Réseau d’Eau Potable : bien que l’eau du robinet soit utilisée pour l’arrosage, elle est traitée et coûteuse. Il est préférable d’utiliser d’autres sources pour les jardins, telles que l’eau de pluie ou les sources naturelles.
  • Les Sources : si vous avez une source sur votre propriété, son utilisation est gratuite jusqu’à 1 000 m³ par an, après déclaration en mairie. Cependant, la qualité de l’eau peut varier selon le sol.
  • Les Forages et la Nappe Phréatique : les forages dans certaines zones permettent d’extraire de l’eau, mais cela nécessite des déclarations et des équipements de mesure des volumes extraits. L’eau des nappes phréatiques est plus pure, mais plus difficile à atteindre.
  • Le Drainage : le drainage collecté dans des régions arides peut être utilisé dans le jardin. Cependant, l’eau de ruissellement provenant de zones polluées n’est pas recommandée.
  • Le Pompage : pomper de l’eau dans une rivière n’est pas interdit, mais soumis à des réglementations locales et à des critères variés. Il est important de vérifier les règles en vigueur.
  • Les Eaux de Pluie : Les eaux de pluie, gratuites, sont idéales pour l’arrosage. Cependant, elles peuvent être polluées par des éléments nocifs sur les toitures. Il est nécessaire de prévoir un système de stockage.

La collecte de l’eau de pluie permet de réduire la consommation d’eau potable et d’optimiser son utilisation pendant les périodes sèches. Le stockage de cette eau dans des réservoirs permet de mieux gérer cette ressource, surtout dans les zones où l’eau est rare ou coûteuse.

Lors de l’achat d’un récupérateur d’eau, il faut tenir compte de la surface de récupération de la toiture et de la pluviométrie de la région. Il existe plusieurs options de stockage :

  • Récupérateurs hors-sols : Faciles à installer mais sensibles aux intempéries.
  • Citerne souple : Résistante aux UV et au gel, avec une pompe pour distribution.
  • Cuve enterrée : Plus coûteuse mais durable, en polyéthylène ou béton.

Il est conseillé d’avoir un système de trop-plein pour éviter le débordement et un filtre pour la gouttière.

Enfin il est conseillé d’utiliser des outils de mesure comme le pluviomètre permettant de suivre les besoins en eau et d’adapter l’arrosage en fonction des précipitations et des conditions climatiques. IL existe aussi des testeurs électroniques mesurant l’humidité du sol, le pH et la luminosité

Connaître les besoins spécifiques des plantes est essentiel pour une gestion optimale de l’eau.

  • Conseils d’Arrosage et types d’arrosage

Pour une gestion efficace de l’arrosage, il est conseillé de privilégier l’arrosage direct au pied des plantes, afin d’éviter de mouiller les feuilles, ce qui pourrait favoriser le développement de maladies. Il est également important de veiller à la température de l’eau : celle-ci ne doit pas être trop froide afin d’éviter un choc thermique pour les plantes. En été, il est préférable d’arroser en fin de journée, lorsque l’évaporation est moins importante, tandis qu’en fin de saison, l’arrosage matinal permet de prévenir l’excès d’humidité nocturne qui peut favoriser certaines maladies.

En ce qui concerne les types d’arrosage, l’arrosage de surface est économique et précis, tandis que l’arrosage par aspersion est plus adapté aux grandes surfaces mais moins précis. L’arrosage enterré, (Oyas) bien que coûteux à installer, est particulièrement économe en eau, et l’irrigation gravitaire, qui repose sur le ruissellement, est également une solution simple et efficace. Pour de petites surfaces, des solutions plus insolites comme l’utilisation de ficelles ou de gels peuvent être envisagées, offrant une alternative innovante et adaptée aux besoins spécifiques des jardins.

Conclusion : Observations et Bonnes Pratiques

  • Surveillez les précipitations avec un pluviomètre.
  • Adaptez l’arrosage aux besoins spécifiques des plantes.
  • Évaluez la qualité du sol pour ajuster les pratiques d’arrosage.
  • Accordez de l’importance de la Diversité Végétale : Favoriser une diversité de plantes adaptées aux conditions locales permet de gérer l’eau efficacement. Les haies, arbres et plantes couvrantes contribuent à l’ombre et à la protection du sol, réduisant ainsi l’évaporation excessive. Les choix de plantes doivent être adaptés aux nouvelles conditions climatiques. Des plantes résistantes à la sécheresse et à la chaleur devraient être privilégiées. Il est également important d’ajuster les périodes de plantation et les techniques de jardinage en fonction des saisons plus imprévisibles.

 

Partie 2 : la réalisation de semis de tomates et de poivrons

 

  1. Récolter les graines:

Pour récupérer les graines de tomates et de poivrons, une méthode simple et efficace consiste à les faire sécher sur du papier essuie-tout. Commencez par récolter les graines lorsque vos tomates ou poivrons sont bien mûrs. Pour les tomates, pressez doucement la pulpe pour en extraire les graines. Pour les poivrons, ouvrez-les en deux, retirez les graines et nettoyez-les pour éliminer toute chair restante.

Ensuite, étalez les graines extraites sur une feuille de papier essuie-tout, en une seule couche, pour qu’elles ne se superposent pas. Le papier essuie-tout absorbera l’humidité des graines et assurera un séchage uniforme. Placez les graines dans un endroit sec, chaud et bien aéré, à l’abri de la lumière directe du soleil, afin de préserver leur germination. Laissez-les sécher pendant plusieurs jours. Vous saurez que les graines sont prêtes lorsque, en les pliant légèrement, elles se brisent plutôt que de se courber.

Une fois bien sèches, vous pouvez conserver vos graines dans des sachets en papier ou des bocaux hermétiques pour préserver leur fraîcheur. N’oubliez pas de les étiqueter avec le nom de la plante et la date de la récolte !

  1. Les semis

Le semis de graines de tomates et de poivrons est une étape essentielle pour obtenir une belle récolte. Si vous n’avez pas de serre, vous pouvez facilement semer à l’intérieur de votre maison. Il vous suffit de trouver un endroit ensoleillé, comme près d’une fenêtre orientée au sud. Les tomates préfèrent une température ambiante de 20 à 25°C, tandis que les poivrons ont besoin d’une chaleur légèrement plus élevée, autour de 24-26°C.

Avant de commencer, il vous faudra quelques godets ou caissettes avec des trous de drainage pour éviter que l’eau ne stagne. Vous pouvez utiliser des godets récupérés comme des boîtes en plastique ou même investir dans une motteuse, un outil qui vous permet de créer des mottes de terre pour faciliter le repiquage. Pour la terre, un mélange de 1/3 de terre de jardin, 1/3 de terreau et 1/3 de sable est idéal pour assurer un bon drainage et éviter que les racines ne pourrissent.

Pour les tomates, il est recommandé de semer environ 6 à 8 semaines avant la date du dernier gel. Placez une ou deux graines à 1 cm de profondeur dans chaque godet, recouvrez légèrement de terreau et arrosez doucement. Les tomates germent bien dans un environnement chaud et lumineux. Dès que les plants émergent, il est important de les placer dans un endroit bien éclairé pour éviter qu’elles ne s’étirent trop. Lorsque les racines se sont bien développées, vous pourrez les repiquer dans des pots plus grands.

Les poivrons se sèment de manière similaire, mais avec un besoin de chaleur plus élevé pour germer. Les graines peuvent prendre entre 10 et 15 jours pour germer. Tout comme les tomates, les poivrons ont besoin de chaleur et de lumière constantes. Pour les deux, il est crucial d’assurer un arrosage modéré. L’arrosage par le bas, où l’eau est absorbée par les racines à travers les trous de drainage, est une bonne méthode pour ne pas perturber les jeunes pousses. L’arrosage par vaporisation est également recommandé, car il permet d’humidifier délicatement le terreau sans trop le compacter.

Une fois que tout risque de gel est écarté (généralement fin mai ou début juin), vous pourrez replanter vos jeunes tomates et poivrons en extérieur. Avant cela, acclimatez-les progressivement aux conditions extérieures en les exposant chaque jour pendant quelques heures à l’ombre, puis en augmentant progressivement leur exposition au soleil. Cela permet d’éviter le choc thermique. Assurez-vous que la température du sol soit d’au moins 15°C avant de repiquer.

En résumé, pour réussir vos semis de tomates et de poivrons, commencez à l’intérieur dans un endroit lumineux et chaud, utilisez un mélange de terre adapté et assurez-vous d’un arrosage doux. Acclimatez progressivement les jeunes plants avant de les replanter en extérieur une fois que le risque de gel est écarté.

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