La mare va introduire un nouveau monde dans votre jardin : de nouvelles plantes, de nouveaux habitants. Elle accroît la biodiversité et procure un « petit coin apaisant ». Chez nous, l’espace est limité. Nous avons choisi d’installer une petite mare qui fait moins de 2 m². Comme nous avons commis « l’erreur » d’y installer des poissons rouges, nous en avons créé une seconde juste à côté l’année
suivante.

Notre façon de procéder

Il existe de multiples façons de faire : bassin en dur, bac moulé, trou étanché avec couche d’argile ou avec bâche imperméable, etc. C’est cette dernière option que nous avons choisie. Les fournitures se trouvent facilement en jardinerie.

Le trou à creuser doit présenter des « étages qui permettront d’installer des plantes à différentes profondeur. Prévoyez-les assez larges pour pouvoir y disposer vos futurs paniers à végétaux. Inutile de prévoir des marches à 90° : la bâche n’est pas assez souple pour les épouser. Arrondissez. Pensez aussi à la variation du niveau de votre mare : la bâche risque d’être visible en partie supérieure et sur la première plage à la « saison sèche ». Il est préférable de la camoufler avec un lit de galets, une bordure de briques ou autre.

Pour protéger les habitants du gel, vous devez descendre à une profondeur de 1 m environ

Lissez les parois de votre trou en veillant qu’il n’y ait pas de cailloux tranchants qui pourraient percer la bâche. Pour plus de sécurité, nous avons disposé un feutre de protection assez épais en première couche.

Déployer ensuite la bâche. Nous l’avons choisi en EPDM, plus cher mais moins fragile que le PVC. Plus la mare est petite et plus il est difficile de gérer les plis.

Remplir progressivement d’eau de pluie, en veillant que la bâche épouse bien la paroi et que les plis se répartissent bien. Corriger les reliefs si besoins. Coupez le surplus de bâche.

Garnissez de quelques plantes et la vie va s’installer. Notre retour d’expérience : Erreur de jeunesse : l’installation de poissons rouges. Nous avons lu ensuite qu’ils réduisaient la biodiversité dans la mare en mangeant tout ce qui traîne. Ce qui n’est pas vrai à 100 % puisque nous trouvons des mollusques et des larves de libellules dans notre mare

Pour le plaisir des yeux, nous avons gardé les poissons rouges qui se sont multiplié puis stabilisés à une vingtaine d’individus, et nous avons creusé une seconde mare « zéro poisson » à proximité.

Rémy

Les étapes de la construction

Végétalisation

Vous aurez hâte de voir les plantes garnir votre mare. Il leur faut un peu de temps mais elles peuvent rapidement envahir l’espace si elles ne sont pas contenues en paniers ou en pots, Nous avons choisi des plantes aquatiques locales glanées de ci de là : menthe, renoncule et plantain d’eau, iris jaune, petit roseau, massette, cornifle …. en évitant la lentille
d’eau qui risque de tout envahir. Nous avons juste acheté la myriophylle pour l’oxygénation. Les roseaux couvrent les plages peu profondes d’un réseau de racines denses mais assez facile à contenir. Pour les animaux : ils s’installent tout seuls. Dans l’eau : crevettes, larves de libellules, notonecte, dytique… A la surface : libellules, gerris, gyrins, demoiselles, grenouilles, sans compter les oiseaux.
Pour aller plus loin, Il existe de nombreux guides. Vous pouvez notamment consulter celui de la Région Wallonie : http://environnement.wallonie.be/publi/education/creer_mare.pdf

 

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