La passion du fauchage à l'ancienne

Pour que le savoir-faire des anciens ne se perde pas, deux membres du « Groupe des faucheurs de Weinbourg », Martin et Annie, ont fait le déplacement à Dambach à la demande de Charline (fille de Patrick).

Une bonne dizaine de participants, novices ou faucheurs occasionnels armés de leurs faux, se sont donc retrouvés dans la cour de Charline. L’ACJCA était représentée par cinq de ses membres et Danièle a pu faire une brève présentation de notre association.

Martin et Annie nous ont amené une belle panoplie de faux et faucilles mais aussi de quoi nettoyer nos lames et les pierres pour les aiguiser. Pour la pratique, 8 bancs à marteler, munis de leur enclumette avaient été installés dans le vaste préau.

 

Les préparatifs

A la demande de nos  animateurs, nous avons démonté nos lames, étape indispensable avant le battage. Certaines, sorties du fond d’une vieille grange, avaient besoin d’un très sérieux nettoyage à la brosse métallique et au papier de verre.

Présentation des différentes enclumettes qui ont soit une tête carrée soit une tête effilée. Le marteau à marteler est bombé à l’arrière et a un profil effilé à l’avant. La manière de s’en servir dépend de l’enclumette : partie effilée sur tête carrée, partie bombée sur tête effilée.

Martin nous donne ensuite la manière de procéder pour battre nos faux correctement. Cette opération consiste à étirer le tranchant en le martelant sur 1 à 3 mm afin de l’affiner et d’obtenir un tranchant proche de celui d’un rasoir. On bat la lame lorsque l’aiguisage ne suffit plus à raviver suffisamment le fil.

On bat les lames de faux (lames de plus de 60 cm), destinées à couper l’herbe mais on ne bat pas les fauchons (en général 50 cm) destinés à couper les orties et les ronces.

 

 

 

 

 

Et frappe, frappe....

Ce qui semble si facile lorsqu’on regarde une personne expérimentée ne l’est plus autant lorsqu’on le fait soi-même. Il faut d’abord bien s’installer car l’opération dure facilement une heure ! Et puis la lame de la faux glisse, le marteau ne tape pas au bon endroit, le son n’est pas bon…

A huit, le martelage des lames fait un sacré concert !

 

En prime

Pour faucher, il faut la faux mais pour faner, rien ne vaut un bon râteau en bois. Il a, malheureusement, tendance à perdre des dents, au fil du temps.

Le remède : un emporte pièce, un maillet en bois et le tour est presque joué. On frappe sur des bûchettes carrées et il en sort des dents parfaitement rondes !

La pratique

Avant d’aller faucher son herbe, il y a le remontage de la lame et les différents réglages. Pour un fauchage efficace, il est essentiel que la faux corresponde à la morphologie du faucheur (taille et longueur des bras).

Le fauchage a été réalisé sur le terrain derrière la maison. Pour préserver le dos, le faucheur reste bien droit, en appui sur la jambe gauche et jambe droite fléchie en avant du corps. La taille pivote et la faux glisse en décrivant un demi-cercle et elle revient sans quitter le sol.

La meilleure façon d’apprendre est de se laisser guider par des « anciens » qui n’ont pas perdu ce savoir-faire et pour devenir un bon faucheur, il faut pratiquer.

 

Avant de repartir

Après tous ces efforts, boissons et pâtisseries nous ont rassemblé pour échanger nos impressions, poser les dernières questions.

Un grand merci à Martin et Annie ainsi qu’à Charline pour l’organisation de cette matinée et pour son accueil.

L'auteur

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