Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent

Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été…

Vous aussi, vous avez sans doute chanté cette comptine aux

temps lointains où vous usiez vos fonds de culottes sur les bancs

de l’école…

 

 

Valse, valse

La feuille d’automne

Emportée par le vent

En ronde monotone

Tombe en tourbillonnant.

Colchiques dans les prés…

 

Adieu feuilles d'automne!

Oreillers gris, matelas noirs...

Nuages dans le ciel

S’étirent, s’étirent

Nuages dans le ciel

S’étirent dans le vent.

Colchiques dans les prés…

Colchiques ou crocus?

C’est vrai qu’il y a risque de confusion et ce n’est pas anodin si on sait que toutes les parties du colchique (oui, c’est un garçon!) sont hautement toxiques. La plante aussi dénommée tue-chien est le Colchicum automnalis, elle contient un alcaloïde puissant, fatal en cas d’ingestion. Les feuilles rigides à bout arrondi n’apparaissent qu’au printemps suivant la floraison. (attention cette fois  confusion possible avec l’ail des ours aux feuilles effilées et à l’odeur aillée)

Crocus sativus comprend 3 étamines et un pistil fait de 3 filaments qui séchés donneront le rare et célèbre safran. Encore une fois, attention, car il existe une infinité d’espèces de crocus, toutes ne produiront pas de safran.

La nature est surprenante, magnifique mais pleine de chausse-trappes! Soyons vigilants!

 

 

Précieuse épice de Crocus sativus.

Un brin de poésie...

Même les grands poètes ont chanté les colchiques, tel Guillaume Apollinaire.

Le pré est vénéneux

Mais joli en automne

Le colchique couleur de cerne

Et de lilas y fleurit.

Tes yeux sont comme

Cette fleur-là

Et ma vie pour eux

Lentement s’empoisonne.

Guillaume Apollinaire  (1880/1918)

 

L'auteur

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