Bobo: abréviation de » bourgeois-bohème », citadin aisé qui va parfois confronter ses idées de jardinage authentique avec la rude réalité de la campagne.
Bobo: petite douleur enfantine, genou écorché par exemple.
Y a-t-il un rapport entre les deux? Les bobos ont-ils plus l’occasion de se faire des bobos au jardin que les vieux jardiniers au cuir endurci? Pas si sûr! Mais trève de plaisanterie! Voyons ces bobos de plus près.
Une branche de pommier trop basse et paf! Une bosse sur le front…
Des orties fourbes qui se cachent dans le feuillage et voilà une belle brûlure…
Marcher pieds nus dans l’herbe, agréable sauf si on écrase une guêpe et là, ouille ouille ouille!
Séance de taille acharnée et voilà une superbe ampoule qui clignote au bout du doigt!
Ce ne sont que quelques exemples, les occasions de « bobos » au jardin sont innombrables.
Piqûre de moustique, coup de sécateur, couteau qui dérape, épine de cactus, latex d’euphorbe dans les yeux, et même parfois chute, entorse, foulure etc etc.
Si elle existait ça se saurait! diraient les néophytes. Eh bien, si, elle existe! Mais restons modestes, qu’on soit débutant ou jardinier chevronné, cette plante ne soulagera que quelques uns des bobos cités plus haut. Vous la connaissez tous, même si parfois vous la foulez aux pieds sans vous en apercevoir. Et en plus, elle adore ça, se faire piétiner! Vous l’aurez deviné, c’est le plantain, le banal et mésestimé plantain. Inestimable ami du jardinier!
Touffe de plantain lancéolé.
Plantago lanceolata, de ses surnoms populaires et poétiques il répond au nom de Herbe à 5 coutures, Queue de rat ou encore Oreille de lièvre. Il contient du mucilage et de la pectine, ces composants ont des vertus adoucissantes et une action apaisante en cas de piqûre d’insecte ou en encore en cas de brûlures d’orties.
Comment procéder? Cueillir une ou deux feuilles, les triturer, les malaxer entre ses doigts pour en extraire le suc et appliquer sur la zone douloureuse ( piqûre ou brûlure).
Pour les autres bobos, je ne m’aventure pas, je suis certaine que vous avez des astuces imparables. Les plantes de nos jardins ont des vertus insoupçonnées, n’est-il pas? Alors on attend vos trucs pour jardiniers maladroits ou malchanceux…
Epi de plantain.
Guerre de lexicologues, ils ne sont pas d’accord! Vous choisirez ce que vous préférez.
Remède de bonne femme, autrement dit de grand-mère. Pharmacopée qui remonte à la nuit des temps, transmise de génération en génération par les femmes très souvent.
Remède de bonne fame, non ce n’est pas une faute d’orthographe! De bonne fame, autrement dit de bonne réputation. ( fame, comme fameux, mal famé…)
Ma petite grand-maman à moi, dans les années 60.
Je lance un appel à l’aide. Un vieux souvenir d’enfance a refait surface récemment.
Lorsque j’étais petite ( fin des années 50/ début des années 60) nous allions peu chez le dentiste, la santé bucco-dentaire n’était pas encore dans l’air du temps. ( Même la maîtresse du CP nous distribuait des bonbons quand nous étions sages). Donc caries, donc bobos! Ma bonne petite grand-maman Joséphine avait dans ce cas-là un remède de « grand-mère ». Elle avait cousu un pochon en tissu, une sorte de sac dans lequel elle avait enfermé des plantes séchées. On se couchait, la joue douloureuse sur le coussin et ça sentait fort bon. Les plantes crissaient un peu dans le coussin. Efficacité garantie ou pas? Mes souvenirs ne vont pas aussi loin mais le moment était agréable. Qui a connu la même chose? Savez-vous quelles plantes on enfermait dans ces sortes de coussins? J’aurais une vague idée de fougère…merci à ceux qui pourraient m’aider…
Petit plant de fougère.