Posons le décor.

Le fil conducteur de la formation est de nous donner les clés de compréhension du fonctionnement d’un jardin. Oublions la recette prête à l’emploi : elle n’existe pas, et c’est tant mieux. De quoi donner du fil à retordre à l’intelligence artificielle : nos neurones resteront ainsi en ébulition.

Nous ne saurons pas davantage répondre à ce qui est souvent une préoccupation majeure des jardiniers, à savoir quelle est la meilleure variété de haricots à semer : je compte néanmoins sur vous après les cours théoriques pour partager nos différentes expériences !

En effet, chaque jardin possède des caractéristiques qui lui sont propres, un écosystème dont il nous faut avant tout comprendre les processus.

Bienvenue donc dans le monde de l‘écologie scientifique

Ecosystème, climax, facteurs abiotiques et biotiques, chaîne alimentaire, etc., autant de notions qui ont été abordées par notre animateur Eric avec humour et pragmatisme, alternant théorie et application concrète. Une sacrée performance que de nous avoir tenus en haleine pendant 3 heures un vendredi soir ! Un immense merci également aux contributrices et contributeurs des « grignostis » qui nous ont bien régalés.

Que retenir plus particulièrement  de la grande histoire du vivant ?

Tout d’abord, la nature est notre modèle, notre source d’inspiration. Un des principes de base consiste par exemple à structurer nos jardins en différentes strates végétales (strate herbacée, petits arbustes, arbres) .

Une communauté d’acteurs diversifiés habitent nos jardins (végétaux, faune, insectes, champignons, limaces, bactéries), chacun assurant un rôle, de prédateur à décomposeur. Nous n’insisterons jamais assez sur le rôle crucial des cycles de transformation de la matière organique (de « l’inorganique à l’organique ») pour la bonne santé de nos sols.

Il en résulte que soutenir ces équilibres naturels est absolument vital : chaque jardinier peut apporter sa pierre à l’édifice et ceci à titre de réciprocité au regard des bienfaits donnés gratuitement par la nature.

Mais encore, comment agir  concrètement ?

Pour nous guider, voici une petite sélection d’indications pratiques évoqués par Eric.

Le point de départ  consiste à évaluer la durée d’exposition au soleil, déterminant pour le choix des plantes. Jusque là, tout va bien. Plus déroutant est le comportement « garder les mains dans les poches et lâcher le sécateur » : il s’agit de nous inciter à prendre le temps de l’observation avant de nous précipiter pour couper ou tailler les végétaux et de se demander si cela est vraiment utile.

« Planter serré tout en respectant les distances de plantation » : nous nous souviendrons de la fameuse équation à laquelle nous avons tous donné notre langue au chat : « comment produire des fruits en novembre 2027 en ayant planté en novembre 2026, deux arbres hautes tiges distants de 10 mètres ? »

Et puis, tout commence vers la mi-novembre (jour 1 du calendrier au jardin)

Au moment de la tombée des feuilles : c’est le signal pour vider le composteur, planter les arbustes, et enfin peut-être tailler.

Tout un programme qui ne doit pas effacer pour autant le style de jardinage de chacun, qui fait également que chaque jardin est différent.

Et pour conclure, retour à la théorie avec le concept d’« hortiécologie » (inventé par Eric) ou comment s’adapter face au changement climatique. Il s’agit d’accroître la part des surfaces végétalisées dans les communes, afin de réduire les îlots de chaleur et de permettre à tout à chacun d’accéder à la nature près de chez soi. Un objectif auquel les jardins vivants contribuent assurément.

Laurence

L'auteur

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