C´était un vrai plaisir d’accueillir 13 membres de l’ACJCA dans notre jardin samedi dernier. Nous avons fait une visite guidée du jardin et discuté de la permaculture. Je pense que c’est un mot qui n’évoque pas forcément des connotations positives pour tout le monde. Peut-être parce qu’il est de plus en plus associé à l’ésotérisme ? Pour nous, c’est quelque chose vraiment terre-a-terre.
En permaculture, on parle de l’éthique et des 12 principes de conception qui en constituent le fondement. Les éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement. La permaculture est un mouvement ouvert : l’éthique et les principes ne changent pas, mais chacun ajoute sa touche personnelle.
Les fondateurs de la permaculture, Bill Mollison et David Holmgren, ont lancé la permaculture dans les années 70 comme un contre-mouvement à l’agriculture industrialisée. Ils disaient: nourrir le monde est possible sans monoculture ni pesticides avec un système de conception qui imite la nature en recherchant l’équilibre. Une bonne conception, entre autre, réduit les risques de maladies, retient l’eau dans un sol vivant et utilise au mieux l’énergie naturelle (soleil, vent, …) et l’énergie humaine. La polyculture et la biodiversité garantissent une récolte.
Donc, à l’origine ce concept a été imaginé pour l’agriculture, mais on l`adapte à petite échelle, comme dans notre jardin. Pour nous, la permaculture est aussi un mode de vie : les éthiques guident par exemple la manière dont nous gérons la chambre d’hôtes (table d’hôtes végétarienne, toilettes sèches).

Au cours de la visite, nous avons aperçu dans le potager :
Après on a vu le jardin forêt en pleine construction. Nous sommes en train de reproduire une jeune forêt composée principalement d’arbres et de plantes comestibles pour avoir un écosystème résilient. Il y a sept strates : grands arbres (5 m), petits arbres (2-5 m), arbustes, plantes herbacées vivaces, grimpantes, plantes racines et couvre sol.
En groupe on a joué un petit jeu de guilde, c’est à dire les plantes qui s’associent bien. Quels arbustes et quelles plantes vaut-il mieux planter autour de notre pommier, quetschier et pêcher ? Pour cela, nous avons utilisé les fiches du jeu Caragana du « kit jardin agro-forestier » d’Alvéoles.
Après on a admiré un asiminier (Pawpaw), enfin bien enraciné après trois tentatives infructueuses. Nous avons emprunté le sentier qui traversait les ronces pour découvrir comment nous les utilisons. Les ronces sauvages sur notre terrain servent notamment à protéger les jeunes arbres. Ce sentier nous a aussi conduit sur la terrasse pour prendre un verre !
Merci à tous les participants. Si vous souhaitez en savoir plus sur la permaculture ou sur notre jardin, n’hésitez pas à nous contacter.
Roos & Julien
