Je me croyais maline, j’avais trouvé la page qui éclairait ma lanterne au sujet de tout ce qui peut se faire au jardin en juin, vu côté permaculture, ce qui ne se faisait plus et revient en odeur de sainteté ! En fait, tout ce qui figurait dans les almanachs du temps jadis, genre la taille du solstice !
On m’apprend que les anciens taillaient certains arbustes à floraison printanière autour du 21 juin : lilas, seringat, deutzia, forsythia…
Raison évidente : ces arbustes fleurissent sur le bois de l’année précédente. En les taillant juste après la floraison qui s’achève après le solstice, on leur laisse l’été pour produire de nouvelles branches qui porteront les fleurs l’année suivante ! Si on s’y prend trop tard (en juillet ou en août), on supprime des rameaux qui n’auront plus le temps de se développer et la floraison sera minable ; un almanach du XIXème annonçait la couleur : « A la Saint Jean, taille ce qui a fleuri, laisse ce qui fleurira ».
Autre conseil, badigeonner les coupes de plus de 2 cm avec un mélange d’argile et d’eau, ou encore selon les anciens, avec de la cendre ou de la bouse, protège la plaie de taille des maladies cryptogamiques en pleine chaleur estivale quand prolifèrent les champignons .
Là où le printemps est encensé pour être le moment à ne pas louper pour les semis, je découvre que le solstice est une autre fenêtre de semis qui ne dure que quelques jours ! Cela concerne les légumes d’automne et d’hiver : navets, choux de Bruxelles, chicorées, betteraves tardives, haricots verts pour une récolte de septembre. Le solstice servait de repère calendaire à partir duquel les jours raccourcissent ce qui diminue le risque de montaison pour les légumes feuilles !
Les radis noirs qui ont tendance à monter en graines si on les sème trop tôt feraient de belles racines sans fleurir si la photopériode commence à décroître.
En résumé, avant le 21 juin, on plante les légumes de chaleur et après le 21 on prépare déjà l’arrière saison. Rien à dire, l’année 2026 tient ses promesses pour les légumes de chaleur.
Et c’est là que se produit pour moi « das AHA Erlebnis », mal traduit en « ah bon c’est donc ça le chaînon manquant ». Jardiner c’est toujours avoir un coup d’avance et ça commence par créer un sol vivant en cherchant des solutions qui ne dépendent ni de la chimie , ni de l’arrosage intensif mais bien du respect des cycles naturels ! Mais ça aussi pose problème, tant les cycles sont malmenés !
Après tout ça, (toujours un temps de retard pour moi), j’ai consulté la merveilleuse feuille de chou de l’ACJCA rubrique « que faire au jardin » rédigée avec minutie et clarté par Pierrette aux pages juin et juillet et vous savez quoi : tout y était consigné bien sûr !
Merci d’excuser une modeste plumitive distraite ! Un stress hydrique probablement ! Je pars m’hydrater…