C’est sans aucun déplaisir que nous nous sommes retrouvés ce samedi 23 mai dans le jardin toujours accueillant de Thérèse et d’Augustin pour un circuit botanique sur les hauts de Neuve-Eglise, à la recherche des 12 plantes présentées par Delphine en janvier dernier -format numérique- et que nous allions appréhender en « live » sur le terrain.
Autre invitée de janvier, Hildegarde de Bingen soi-même, dont Catherine nous a présenté une biographie riche et détaillée : Sainte Hildegarde de Bingen, ancêtre des naturopathes !
Nous voilà partis équipés de paniers et d’un descriptif particulièrement documenté et soigné des douze plantes à ramasser! Il y avait un défi à relever : trouver les plantes en question, en cueillir un brin de chaque espèce en veillant à faire le prélèvement à des endroits distanciés pour ne pas créer la rareté et l’épuisement de la station, sans oublier de prévenir la plante du prélèvement imminent et la remercier ensuite.
Le circuit avait été reconnu auparavant et les plantes ont été identifiées et « racontées » par nos botanistes pédagogues.
Le bouleau, (arbre de la sagesse), plante pionnière dont la sève est dépurative au printemps.
Le sureau noir , (arbre de Judée) apprécié pour ses fleurs et ses fruits.
Le noisetier (coudrier) dont on utilise les fruits crus, en poudre ou en huile.
Le plantain lancéolé,(herbe aux piqures), plante pansement efficace.
L’achillée millefeuille ((herbe du charpentier), utilisée dès la préhistoire, antispasmodique du cycle féminin.
Le millepertuis, plante de la Saint Jean, de la lumière et du moral.
Le pissenlit (dent de lion), champion de la détox foie-rein a aussi sa place en cuisine et pas seulement en salade avec œufs durs et lardons.
La berce commune,(angélique sauvage), énergisante et digestive.
La bardane, (herbe au tailleur), hépato protectrice et qui a inspiré l’inventeur du velcro.
L’ortie, reine des plantes sauvages nutritives : véritable couteau suisse (il vaut mieux se servir d’un couteau en céramique pour éviter l’oxydation) reminéralisante anti inflammatoire, anti anémique diurétique et qui a sa place en cuisine dans les pestos, les quiches, les soupes et les galettes où elle remplace les épinards. Dans un tout autre registre, elle a même été filée pour faire de la corde et des tissus de bonne qualité bien avant le coton.
La mauve (fromageon) douce et apaisante, elle est indiquée pour tous.
Le lierre terrestre (courroie de St Jean), enfin, plante discrète mais efficace pour les bronches, il est souvent associé à la mauve, au coquelicot et au bouillon blanc.
Bien sûr, chemin faisant d’autres plantes ont été découvertes, il y en a tant, de tous les registres, certaines, tout a fait présentables et d’apparence fréquentable, cachent une toxicité dangereuse.
De retour au refuge de la rue des jardins, les récoltes ont été déballées et mises sous presse entre des feuilles de papier journal dans des herbiers en bois. Le début d’une autre aventure.