Victor Hugo célébrait déjà l’or du soir dans le poème dédié à sa fille Léopoldine.
Qui ne connait le chagrin de cet homme plongé dans ses pensées qui chemine vers la tombe de la jeune fille où il déposera un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur…
Il fera longtemps clair ce soir
Les jours allongent
L’air est plein d’or et de splendeurs
On n’ose remuer
De peur de déranger
Le sommeil des odeurs.
Anna de Noailles » L’offrande lyrique » 1901
Crépuscule d'or.
Les derniers rayons effleurent le dos de la montagne, ne faisons pas de bruit, le petit monde de la nuit va se réveiller…chut…
Le soir à la brune, Neuve-Eglise s'endort.
Le soleil darde ses derniers feux au travers du feuillage. Mon jardin poudroie de lumière dorée. Je retiens mon souffle, même les oiseaux sont sous le charme. C’est un instant fugace, et voilà…c’est déjà trop tard. Si éphémère et d’autant plus précieux.
Les feux du soir.