Ca bouge chez les mésanges : tout au long de la journée ce sont des allers-retours du nid aux arbres avoisinants. J’en déduis que CA Y EST LES OEUFS ONT ECLOS ! Et les parents entrent et sortent pour nourrir les bébés affamés.
« Moi, toujours sur la brèche, je suis chargé d’approvisionner la famille : chenilles de taille imposante pour la mère, insectes lilliputiens et œufs d’araignées pour les marmots. C’est que, pour l’instant, les chérubins exigent des proies en rapport avec leur petit appétit. Cela ne va pas durer. Jugez plutôt : du poids de leur naissance (1,3g), ils passent, en moins de 15 jours, à celui de 18g ! Le poids de leur propre père !
Entre-temps ?… Des centaines, que dis-je ? Des milliers d’allers-retours entre le nid et les arbres des environs.
La journée commence au lever du soleil. Elle durera dix-sept heures d’affilée… jusqu’aux dernières lueurs du crépuscule.
En moyenne 30 à 50 insectes sont rapportés chaque heure aux petits gloutons par les parents infatigables et le rythme des nourrissages peut atteindre le record incroyable de 900 par jour. (…)
Or il faut savoir que la très grande majorité de ces insectes sont des chenilles dévoreuses de feuilles telles que la tordeuse du chêne, la noctuelle et la phalène du pin, le disparate, la nonne, etc. » (La Hulotte n°35)
J’observe leur va-et-vient et je m’inquiète pour la prochaine sortie des petits. Mais c’est pour quand ? Je ne peux pas enfermer mon chat tout ce temps…
Saint François d’Assise. – Giotto di Bondone (Colle di Vespignano (Florence), vers 1267 – Florence, 1337)