L'AG, temps fort de la vie associative

Le programme de cette journée avait été minutieusement préparé ; l’anticipation est essentielle, on le comprend ! Ce 12 septembre, c’était l’AG de l’ACJCA, et comme on invite large, on fait les choses bien.
On ne se contente pas de réunir les membres, expédier les items de toute AG qui se respecte, valider les votes sans oublier les procurations ! Essentielles elles aussi !
Car on accueille les participants : et cette année 2026, le petit café de bienvenue est la nouveauté : pas de brunch dégoulinant de gras, de salé, de sucré, non : un jus de fruit, un thé, un café ou une tisane, une viennoiserie. Et typiquement les membres de l’ACJCA ont une préférence pour les croissants nature. Foin des chocolatines, des pains aux raisins, des petits pains suisses ou des brioches, les croissants nature avaient le vent en poupe.
A vrai dire, ce temps d’accueil n’a que du bon : vous vous inscrivez, vous réglez votre cotisation pour l’année à venir, vous faites valoir que vous êtes porteur-euse d’un mandat. Si après ces formalités on vous invite à une collation, l’AG prend tout de suite une tournure bon enfant qui met à l’aise.
Alors, un bon cru cette mouture 2026 ? Assurément oui, une participation record, un public attentif et des remises de diplômes aux nouveaux jardiniers du vivant !

Une pause méridienne savoureuse

Mais on ne s’est pas arrêté là, car un autobus attendait les membres inscrits pour les emmener à Barr, au restaurant L’Essentiel. Le chauffeur, Félicien, est accueillant, il décrit avec précision le trajet à venir et ses caractéristiques, l’endroit prévu pour le débarquement à l’aller et l’embarquement du retour…C’est une troupe joyeuse qui arrive à L’Essentiel, restaurant justement bien côté de Barr, ouvert spécialement pour nous avec une terrasse en capacité d’accueillir toute l’équipe. Une petite adaptation de parasol prodigue une ombre bienfaisante à tous, la possible situation inverse d’une fraîcheur inopinée avait été signalée par Augustin le matin même : «  prévoyez une petite laine » ! Les chandails sont restés en fond de cale ! Tout a si bien été qu’il a fallu mettre un petit coup d’accélérateur pour boucler le service. Félicien , pas avide sur les anecdotes de sa vie d’autocariste avait encore un trajet à assurer après le retour à Villé des jardiniers du vivant ! Par ailleurs, la détente des commensaux n’avait d’égale que leur curiosité à se rendre au jardin du moulin où les attendaient Clémentine et Bernard. Tout un chacun sait parler de son jardin, mais là, on allait voir ce qu’on allait voir !

Ce que l'eau fait au jardin

Situé rue de l’Altenberg, cet ancien moulin datant de 1750 est flanqué d’un jardin enjambant la rivière Kirneck au moyen de deux ponts en pierre délicieux ! On a découvert là ce qu’est un potager « à la française » de 200 m² ( Bernard évalue à 100 m² la surface à cultiver par personne, pour être autonome en légumes toute l’année). Et en terme de prévisionnel pour les mois de disette à venir, la démonstration est imparable car les bocaux variés étiquetés et bien alignés trônent fièrement sur les étagères d’un ancien confiturier alors que les condimentaires (oignons échalotes et aulx) ont rejoint leur aire de tri dans un méga tonneau bien lustré avec éclairage incorporé !
Au jardin, rien ne dépasse : point de paillage, point de feuillage… des tomates pas chétives, pas flétries, pas mesquines dissimulant une peau épaisse et hostile (ça vous parle?) garnissent les plants (sans feuilles).
Cestkoiça ? Yfontcomment ? Est on tenté de demander !
La réponse est simple : l’EAU, ESSENTIELLE eau qui dégringole du rocher de Neunteltstein à quelques km du Hohwald et alimente le jardin au moyen d’un savant système d’irrigation permanente à débit doux et constant. Prélèvement autorisé car le jardin se situe de part et d’autre du cours d’eau et que le volume non prélevé par les plantes retourne à la Kirneck.
C’est donc ça !
Mais pas que !
Il y a aussi un entretien fascinant des berges des canaux, un binage régulier (« un binage vaut deux arrosages », ça vous dit?) et un suivi méticuleux pas avare en temps passé au chevet de ce potager hors norme !
En rentrant le soir j’ai contemplé mes tomates cerise grosses comme des billes (petites les billes) et je me suis dit qu’au final il y a autant de jardins que de jardiniers-ères et que ma foi, la Kirneck ne coule pas dans la vallée de Villé !

L'auteur

Anne Marie

La Nature est une grande école de Vie ouverte quatre saisons par année

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